Les univers parallèles à Facebook, Twitter, Instragram…

Note :
ce billet de blog est une ébauche. Vos commentaires sont les bienvenus.
Si vous connaissez d’autres ressources pour expliquer tout ça, n’hésitez pas à me les indiquer.

Zoé
Zoé

Hello Marc, ça va ? Tu as vu que Louise et Leila quittaient Facebook et Instagram et que Yacine avait fermé son compte Twitter ?

Ne m’en parle pas ! J’ai l’impression d’être totalement à côté de la plaque ! C’est quoi tout ce bazar autour des réseaux sociaux ? Je ne comprends plus rien, moi !
En 2005, c’était simple : il y avait Facebook et puis c’était tout. Pourquoi se compliquer la vie ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Hum… tu as un peu de temps devant toi ? car là, nous en avons pour au moins 15/20 min de discussion !! 🙂

Si ça peut m’aider à mieux comprendre…

Marc
Marc
Zoé
Zoé

On va commencer par un peu d’histoire alors 🙂 : avant Facebook, il y a eu plusieurs outils sur le web permettant de mettre en lien des personnes, et des groupes de personnes. Il y a eu par exemple Six Degrees, Friendster, Hi5 ou Myspace.

Ce que Facebook a popularisé, c’est le mur d’informations : la liste défilante des nouveaux posts.
Et puis, il y a eu Twitter qui est arrivé avec 2 fonctionnalités très intéressantes qui ont été reprises par beaucoup d’autres réseaux : le @ pour indiquer qu’on va s’adresser à une personne en particulier et le # qui permet d’identifier des mots clés, des tags, pour faciliter des recherches thématiques.

Ensuite, ce qui a profondément modifié l’utilisation de ces outils à partir de 2010, c’est l’utilisation de plus en plus large des smartphones avec la facilité d’ajouter des photos et des vidéos. Sont apparus alors des outils comme Instagram, Vine ou Snapchat.

Dans le même temps, un outil comme Youtube est passé de l’endroit où tu postes une vidéo à un véritable réseau social où les personnes discutent, échangent…

Oui, c’est que je te dis : c’est un vrai bazar ! En plus, si tu es sur Twitter par exemple, tu ne peux pas commenter sur une video Youtube ou échanger avec une autre personne sur Instagram ! Et puis, c’est assez générationnel : les petits cousins sont sur Tik-Tok, pendant que moi je suis sur Facebook, et une partie de mes amis plus jeunes sur Instagram !

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Ce que tu pointes là est lié à un choix stratégique de ces outils et non à une question technique. Permettre à des utilisateurs qui ne sont pas sur un même serveur d’échanger entre eux se fait depuis longtemps : c’est ce que tu fais par exemple avec les emails. Tu as une adresse @gmail.com et tu peux échanger avec quelqu’un chez @orange.fr ou même @toto.org

Techniquement, on pourrait tout à fait imaginer que tom@twitter.com puisse échanger avec zoe@facebook.com ou avec martin@youtube.com. Pour ça, il suffit que les serveurs se mettent d’accord sur un protocole d’échange.

Ah, oui… j’ai déjà entendu plusieurs fois ce mot « protocole ». Si je comprends bien, le sens informatique est assez proche du sens courant : un ensemble de règles à observer dans des relations officielles ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Exactement ! Et des protocoles en informatique il y en a plein !! Pour simplifier, c’est ce qui permet de ne pas mélanger toutes les informations qui circulent dans les tuyaux du réseau. Les protocoles que tu croises le plus souvent sont le SMTP pour les emails, ou le HTTP pour les pages web.
Mais bon… tu n’as pas besoin de t’encombrer la tête avec tout ça pour comprendre le reste.

Par contre, savoir que des protocoles existent, c’est important ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tout à fait. Par exemple, sur une voiture, c’est important de savoir qu’il y a un moteur, même si tu ne sais pas comment il fonctionne.
Il existe par exemple un protocole pour les messageries instantanées qui s’appelle le XMPP. Et bien, figure-toi qu’au départ Google et Facebook l’utilisaient et ont arrêté de l’utiliser (autour de 2015).

Pourquoi ? Cela devait permettre d’échanger entre utilisateurs de Google et de Facebook, c’est pratique, non ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui, non seulement entre utilisateurs de ces plateformes, mais également avec toutes les personnes qui utilisaient des outils de messagerie instantanée utilisant ce protocole ouvert.

Ah oui… et du coup, pas besoin d’ouvrir un compte chez Facebook ou chez Google

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Exactement : il faut vraiment garder en tête que le modèle économique de sociétés comme Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft par exemple (les fameux GAFAM) est de tout faire pour que tu restes chez eux, sur leurs serveurs, afin qu’ils puissent se nourrir des données que tu partages et les revendre.

Bon… s’ils refusent d’utiliser des protocoles pour permettre d’échanger, nous avons quoi comme solution ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

S’ils refusent, nous n’avons pas tellement de solutions pour échanger avec eux 🙂 Comme dans toute relation : pour échanger, il faut l’accord de chacun. Par contre, peut-être pouvons-nous regarder du côté des alternatives libres et décentralisées ?

Libres et décentralisées ? ça y est… tu es en train de me perdre là…

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Libres parce que ces outils utilisent des logiciels dont le code est publié, vérifiable et que ce code peut être utilisé par d’autres, et décentralisé car il n’y a pas un endroit (ou une entreprise) qui centralise les données, mais celles-ci peuvent être présentes à différents endroits.

Imagine des outils en ligne qui utilisent des protocoles d’échanges standards (les utilisateurs de A peuvent discuter avec les utilisateurs de B). Ces outils peuvent se spécialiser dans un domaine (les messages courts, les billets plus longs, la vidéo, le son…) et chacun de ces outils peut être installé à des endroits différents, évitant ainsi la concentration de données ou permettant à des personnes partageant des intérêts proches de se retrouver et mutualiser des outils ?

Mouais… je crois que je visualise un peu, mais ce n’est pas tout à fait clair encore…

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Imaginons par exemple NosVideos qui serait un outil de partage de vidéos.
Il y aurait également NosAudios qui serait un outil de partage de son : musiques, podcasts…
Il y aurait aussi NosPetitsMessages, un réseau social de messages courts.
et puis NosJournaux un outil permettant l’hébergement de billets assez longs.
Ces outils pourraient être disponibles sur les serveurs de la société OnVousHéberge, mais aussi de la société NousSommesLesMeilleurs, de l’association CréonsEnsemble et de l’association LaBelleVie. Il y aurait même Irène, une geek musicienne chevronnée qui héberge, chez elle, sur son serveur connecté par la fibre NosPetitsMessages et NosAudios.
Maya aurait un compte Maya@NosPetitsMessages@OnvousHéberge et pourrait échanger avec Jules qui aurait un compte Jules@NosPetitsMessages@CréonsEnsemble
Clara pourrait avoir une chaine vidéo sur VideoClara@NosVideos@LaBelleVie, vidéos qui pourraient apparaître dans le fil d’actualité de Paul sur Paul@NosJournaux@NousSommesLesMeilleurs.
Maya, Jules, Irène et les autres pourraient commenter les vidéos de Clara directement avec leurs comptes NosPetitsMessages.

Ah oui !! Je crois que je comprends : c’est comme si je pouvais aujourd’hui commenter une vidéo sur Youtube avec mon compte Facebook et que Yacine me réponde depuis son compte Twitter.

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Exactement !

Bon… d’accord… c’est gentil tout ça. Mais qui paierait les serveurs informatiques ? Comment Clara serait payée pour ses vidéos ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

C’est effectivement une très bonne question. Si les logiciels pour faire fonctionner tout ça sont libres, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas derrière des développeurs qui ont besoin de payer leurs factures. Plein de solutions existent déjà et d’autres sont à inventer.
Pour les hébergeurs, ils peuvent tout à fait demander une cotisation ou un abonnement.
Pour les vidéos, les sons, les images… il existe des systèmes de don et de monétisation.
Encore une fois, tout ceci est très récent et passer d’un système financé par la publicité et l’utilisation de nos données à un système où chacun est responsable de ce qu’il donne ne se fera sans doute pas du jour au lendemain et sans tâtonnement. Mais le jeu me semble passionnant !

Heu… tu parles au présent là… Tout ça existe déjà ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui 🙂 j’ai dis « imagine », mais tout ça est techniquement possible depuis quelques années. Le frein n’est plus technique mais plus du côté de l’ergonomie de certains outils et dans l’adoption par un grand nombre de personnes

Les deux choses sont un peu liées non ? Si c’est trop compliqué à comprendre et à utiliser, ça doit freiner pas mal de personnes ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui, tout à fait, et c’est vrai que les outils deviennent de plus en plus simples à prendre en main.

Et ces outils, je les trouve où alors ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Les mots clés pour accéder à tout cet univers des réseaux sociaux ouverts et décentralisés sont : ActivityPub et Fediverse.

ActivityPub ? Que vient faire la publicité ici !

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Je suis d’accord qu’en français ce nom porte à confusion. « Pub » signifie ici « Publication ». Nous parlions tout à l’heure de protocoles réseaux. Beaucoup sont baptisés par des acronymes du genre : TCP, XMPP, HTTP, FTP, DHCP… où le P signifie Protocole (c’est simple).

D’autres protocoles ont des noms moins convenus, on dirait presque des marques : Gopher, Telnet, Ethernet… Eh bien, ActivityPub fait partie de cette famille depuis 2018.
Avant cela, il existait déjà des tentatives pour essayer de fédérer des réseaux sociaux, mais cette norme ouverte et internationalement reconnue a permis d’accélérer et faciliter les choses.

Si je comprends bien, aujourd’hui, n’importe quel outil logiciel qui publie de l’information sur le web peut utiliser le protocole ActivityPub pour échanger avec d’autres outils ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tu as tout compris ! C’est exactement ça.

Twitter, Facebook ou Youtube pourraient tout à fait l’utiliser alors !

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui !! sauf que ça ne va pas du tout dans le sens de leur modèle économique qui est de garder l’utilisateur au sein de leur toile à eux.
En mai 2019 une action commune demandant aux géants du web de s’interconnecter a été menée par 75 organisations. Mais à ce jour aucune réponse concrète.
Si cela arrivait, ça marquerait un profond changement dans le web.

ActivityPub, je crois que je comprends et Fediverse c’est quoi alors ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Le Fédivers, la Fediverse ou fedivers… bref… pour le moment le nom n’est pas totalement arrêté, est un mot valise anglais pour univers et federation. Cela regroupe l’ensemble des réseaux sociaux qui peuvent s’interconnecter et échanger de l’information. ActivityPub est l’un des protocoles d’échange (le plus populaire actuellement), mais ce n’est pas le seul.

Ça veut dire que si je fais une recherche sur le mot fediverse je vais trouver des réseaux sociaux libres et décentralisés ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Ça va surement venir ! pour le moment, tu vas surtout trouver pas mal d’articles un peu geeks, il faut garder en tête qui tout ça est encore très récent !

Mais alors je fais comment pour rejoindre le fediverse ? J’avais déjà un peu envie de quitter Facebook, Twitter et tous les autres mais avec tout ce que tu dis là, ça me donne encore plus envie !

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tu peux par exemple commencer par ouvrir un compte sur une instance Mastodon.

Heu… tu veux encore me perdre là !! c’est quoi une instance ? c’est quoi Mastodon ??

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tu te rappelles l’exemple que je donnais tout à l’heure avec Jules qui utiliserait NosPetitsMessages sur les serveurs de l’association CréonsEnsemble ?

Oui, et qui pouvait échanger avec Maya qui aurait un compte NosPetitsMessages auprès de la société OnVousHéberge.

Marc
Marc
Zoé
Zoé

C’est ça ! Et bien, en langage fediverse on dira que CréonsEnsemble et OnVousHéberge proposent des instances NosPetitsMessages.
Mastodon, c’est un outil logiciel qui permet le partage de messages courts (genre Twitter) et tu peux trouver pas mal d’associations ou de sociétés qui proposent des instances Mastodon sur leur serveur.
Là, où ce n’est pas toujours très clair c’est que certains vont continuer à appeler Mastodon par son nom et d’autres vont le rebaptiser : Framapiaf, Mamot…
Si tu fais une recherche sur « chercher une instance mastodon » tu auras certainement des pistes intéressantes.

Mais si j’ai bien compris je peux ouvrir un compte Mastodon où je veux ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Hum… oui… et non, pas forcément 🙂 . Une association peut par exemple réserver l’accès Mastodon à ses adhérents. Chaque instance peut définir ses règles, ses usages – en lien avec les lois du pays qui héberge le serveur, bien entendu.

Attends… tu disais tout à l’heure que c’était libre, ouvert, que tout le monde pouvait échanger avec tout le monde ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Techniquement, oui. Mais si des personnes préfèrent échanger entre elles, elles le peuvent. Il est également possible de ne rendre visible qu’une partie de ce que l’on publie. Par contre, il faut comprendre que l’administrateur de l’instance a tout pouvoir sur ton contenu… de la même façon qu’aujourd’hui Facebook ou Twitter a tout pouvoir sur tes contenus.

Ah… oui… donc il est important de bien choisir son instance.

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Exactement, même s’il est possible de changer d’instance sans perdre tous ses contacts, il est intéressant de se poser quelques questions avant d’ouvrir un compte.
Une autre option est de créer une instance avec des personnes que tu connais, mais bon, je l’admets… c’est une autre étape !

Houla… je ne me sens pas prêt là… mais si j’avais des amis qui se lançaient là-dedans, pourquoi pas… ça me semble un peu comme partager un jardin.

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui, l’image est intéressante.
On pourrait dire qu’aujourd’hui les Facebook, Instagram, Twitter et compagnie sont d’immenses grandes surfaces qui appartiennent à des multinationales.
Que les réseaux sociaux décentralisés proposés par des associations ou des sociétés proches de nous sont comme des magasins de proximité et qu’il est aussi possible d’avoir son propre jardin ou de le partager avec d’autres.

Disons que j’ai un compte Mastodon, je fais quoi avec ça ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tu peux déjà explorer tout ce qui s’ouvre à toi : ton fil local (les personnes qui sont inscrites sur la même instance que toi), le fil des comptes auxquels tu t’abonnes et le fil global de toutes les instances Mastodon ouvertes sur le monde. Tu peux aller t’inscrire et commenter des video sur des instances Peertube, t’inscrire à des événements sur Mobilizon, suivre des comptes musicaux sur Funkwhale, des podcasts sur Castopod

Ah oui… c’est vraiment comme tu expliquais tout à l’heure

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui, tout existe. Attention : je ne dis pas que c’est très simple de s’y repérer du premier coup, mais chaque semaine, chaque jour, de nouveaux projets naissent dans la Fediverse.
Il est impossible à ce jour de dire ce qui sortira de tout ça.
C’est techniquement une belle épine dans le pied des GAFAM mais il y a aujourd’hui tellement de personnes qui utilisent les réseaux sociaux centralisés que la bascule ne se fera pas du jour au lendemain, d’autant que les GAFAM ont pour eux non seulement le nombres d’utilisateurs actifs mais également beaucoup d’argent disponible.

A propos d’argent justement, un point que je ne comprends pas bien c’est comment une personne qui publie ses vidéos ou sa musique dans le Fédiverse est rémunérée. Avec Youtube ou Deezer c’est simple. Mais là ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

C’est vrai que les règles et les usages sont totalement différents.
Avec Youtube ou Deezer le visiteur est tracé au moindre clic, les statistiques remontent, et un pourcentage des abonnements ou recettes publicitaires est versé aux créateurs des contenus.
Dans le cadre de plateformes décentralisées, c’est plus complexe et rien ne me semble arrêté à ce sujet. Ceci étant des outils comme PeerTube, Funkwhale ou Castopod proposent des options de monétisation : il est possible d’associer un bouton de don à une création.

On passe donc d’une rémunération à la vue et indirecte à une rémunération au don et en direct ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

C’est ça. Au début du web (milieu des années 90) l’une des utopies était de créer un lien aussi direct que possible entre les personnes qui créaient du contenu et celles qui en bénéficiaient.
L’arrivée des plateformes a totalement balayé ce rêve.
Ces outils techniques portent en eux le code qui pourrait rendre la chose réalisable. Mais encore une fois, tout cela reste très neuf et aujourd’hui rien n’empêche les artistes libres d’explorer les deux mondes, pour certains artistes sous contrat… ça risque d’être beaucoup plus compliqué.

Pffiou… c’est un monde complet que tu me fais découvrir là… Je ne suis pas certain d’avoir tout bien compris mais je sais où te joindre ! 🙂

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Ne te prends pas la tête non plus : oui, il y a quelques concepts qui sont vraiment en rupture avec les réseaux sociaux fermés que tu connais, mais dans l’ensemble tu retrouves les mêmes habitudes.
Et puis, dis-toi bien que tout ça n’a même pas 5 ans ! Il y a donc beaucoup de personnes débutantes et dans les personnes plus expérimentées, la majorité n’hésite pas à prendre un peu de temps pour expliquer.
Bonnes découvertes !

Merci à toutes celles et ceux qui ont accompagné mes premiers pas dans le fedivers il y a 2 ans. Merci à Aline pour les petits dessins (tous les livres sont dispo sur le site de Pourpenser 🙂 )
Un grand merci notamment aux équipes de Framasoft et La Quadrature du Net.

sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fediverse
https://pleroma.social/blog/2021/01/13/the-big-pleroma-and-fediverse-faq/
https://fr.wikipedia.org/wiki/ActivityPub
https://www.w3.org/TR/2018/REC-activitypub-20180123/
https://framablog.org/2019/06/12/cest-quoi-linteroperabilite-et-pourquoi-est-ce-beau-et-bien/
https://www.laquadrature.net/2019/05/21/pour-linteroperabilite-des-geants-du-web-lettre-commune-de-45-organisations/