Passer de Covid à co-vie, de la vie confinée à la vie qu’on fait naître.

Beaucoup d’échanges avec mes ami·e·s et au delà sur les fondements de cette crise sanitaire et ses répercutions.
En cette période de confinement les débats sont nombreux ici et là. Seront-ils féconds ?
De nombreuses certitudes sont ébranlées, et l’humain est généralement mal à l’aise avec l’inconnu.
Simplifier pour éviter l’angoisse existentielle, opter pour de nouvelles croyances, de nouveau mythes, se rattacher à l’image du chef…
Même si je suis de nature plutôt optimiste, que j’aime l’humain pour sa créativité et sa capacité d’adaptation, j’ai bien peur que nous ne soyons pas sortis de l’auberge avant un petit moment.
Penser que cette crise est l’échec « du modèle actuel » c’est une facilité qui risque tout simplement de ne pas bien définir ce que l’on nomme « le modèle actuel ». Devant un tel chaos, il me semble évident que chacun essaie d’y voir ce qui lui parle et comment faire de tout ceci un ensemble d’opportunités.
Je pense qu’il nous faut donc prendre le temps de bien ressentir ce que nous vivons aujourd’hui et de là, imaginer, visualiser puis tracer ce que l’on souhaite pour demain. Je n’ai aucun doute que beaucoup ont déjà « des plans pour l’après » (et le fait d’injecter des milliards dans le système a bien pour but de faire que ça « puisse continuer »).
Le plus compliqué à mes yeux est d’être honnête avec les dépendances que nous avons. De choisir les inter-dépendances que nous souhaitons et d’en mesurer les enjeux.
Cette période a un côté vertigineux : ce que nous vivons là n’a jamais été vécu à cette échelle. Les prévisions, les modélisations auxquelles nous pourrions nous rattacher sont très instables. Je n’aimerais pas être à un poste de décision actuellement.
Intuitivement, j’ai plutôt tendance à penser que nous avons intérêt à penser à l’échelle locale et imaginer les interconnexions possibles. Il me semble plus que jamais intéressant de regarder les modèles permaculturels, de penser symbiose, synergies et coopération, mais je ne doute pas que certains préfèrent imaginer des solutions autour d’une vision, d’un chef.

Je suis curieux de voir ce que nous ferons des mois et années à venir.

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