S’adapter : chance ou danger ?

Plus je regarde le monde, plus je me plonge dans l’Histoire et dans ma propre histoire, plus j’en arrive à l’idée que la capacité d’adaptation que nous avons en tant qu’êtres humains est à la fois notre force et notre faiblesse. Le point 0 autour duquel se forge notre équilibre.

Notre force, car c’est cette capacité d’adaptation qui nous a permis d’occuper le monde, des régions les plus froides aux déserts les plus chauds.

Notre faiblesse, car c’est sur cette capacité d’adaptation que s’appuie tout système d’aliénation, tous les systèmes de dépendance desquels nous avons tant de mal à nous extraire.

  • Trop adaptés, nous avons du mal à dire non, à remettre en question ce qui nous entoure.
  • Pas assez adaptés, nous avons du mal à vivre dans notre environnement, à créer du lien.

L’équilibre n’est pas toujours aisé à trouver.

Depuis quelques décennies (prenons depuis le début du XXe siècle), les mutations de notre société se sont succédées à des rythmes de plus en plus rapides. Nous arrivons à un point où l’humain s’adapte de plus en plus rapidement, à un point où cette capacité d’adaptation de l’humain est plus rapide que celle des écosystèmes qui l’entourent. Rupture d’équilibre.

Ce 13 novembre, plus de 15000 scientifiques ont tiré pour la 2e fois en 25 ans la sonnette d’alarme. L’urgence est aujourd’hui de ralentir cette accélération et de réellement prendre le temps de nous poser.

J’ai l’intime conviction que ce qui peut sauver l’humanité de l’impasse dans laquelle elle s’enferme aujourd’hui passera par cette incroyable capacité, et non par une quelconque technologie qui permettra de restaurer de façon miraculeuse ces écosystèmes que nous avons détruits en moins d’un siècle.

Ne me demandez pas de justifier ce que j’écris là : ce n’est à ce jour que pure intuition.

Par contre, je suis preneur de toute lecture, conférence, documentaire ou film sur le sujet !

Photo d’illustration :Teza Harinaivo Ramiandrisoa – Camelon Colors CC2 BY SA

Michel Onfray – Entreprendre.fr

J’ai régulièrement du mal avec sa personnalité, mais il dit aussi des choses intéressantes, et dans cette itw, il y en a pas mal…

« La commune est l’unité de base, le département et la région, des cellules de base également. Il faut se mettre en réseau, mutualiser et fédérer, créer des coopératives et mettre sur pied des aventures collectives. Il ne faut pas rester seul, chez soi, devant son écran d’ordinateur ou de smartphone. La solution ne saurait être jacobine, étatique, donc céleste et tomber d’en haut ; elle est girondine, décentralisée, locale, donc terrestre, elle procède d’en bas où est la vérité du monde… »

« Il ne faut pas ne croire en rien ! Je me bats contre ça. A l’Université populaire (autre preuve que je ne suis ni cynique ni pessimiste, ni désenchanté ni décliniste…) nous pensons mes amis et moi qu’il faut travailler à l’éducation populaire. Voilà pourquoi depuis 2002 j’ai démissionné de l’Education nationale, renoncé à un statut de fonctionnaire et à un salaire régulier, pour travailler bénévolement à mettre la culture au service du plus grand nombre parce que je crois qu’il faut d’abord cartographier le monde pour pouvoir s’y mouvoir avec bonheur. »

« Je ne crois pas à « la véritable liberté ». Spinoza avait tout dit quand il écrivait à Schuller : « Les hommes se croient libres parce qu’ils ignorent les causes qui les déterminent ».  La liberté relative vers laquelle on peut tendre c’est celle qui nous permet de savoir ce que sont les causes qui nous déterminent. Et elles ne sont pas les mêmes pour un enfant né dans une famille alcoolique ou dans un milieu plein de tendresse, pour un garçon violé par un parent ou une fille cajolée par les siens, dans une famille avec des géniteurs délinquants relationnels ou avec un père ou une mère attentifs et prévenants. »

Source : Michel Onfray : « La fameuse vague macroniste n’était qu’une vaguelette microniste… » – Entreprendre.fr

La France sur le chemin de la déconsommation

« Moins d’alcool, les consommateurs français sont de plus en plus sobres. Moins de pain, moins de produits d’origine animale, notamment la viande rouge. D’autres produits de base comme le lait et les produits laitiers sont également impactés, et le tout dans un contexte de food bashing de plus en plus fréquent », relève Gaëlle Le Floch, directrice des études stratégiques chez le panéliste Kantar Worldpanel. « Le marché de l’hygiène-beauté est confronté à un enjeu de volume avec des acheteurs moins fréquents

Source : La France sur le chemin de la déconsommation

Quand ça touche au porte-monnaie…

Climat : le plus gros fonds britannique tire la sonnette d’alarme La forte hausse des températures pourrait avoir de lourdes conséquences sur les marchés financiers, selon un rapport de Schroders. – Shutterstock La hausse des températures pourrait dans les décennies à venir atteindre 4°C par rapport au niveau de l’ère préindustr

Source : Climat : le plus gros fonds britannique tire la sonnette d’alarme

Graines, civic-tech et démocratie…

Le combat pour la liberté des graines transcende les clivages. Il peut être vu comme une promotion du local, de maintien de la culture traditionnelle et du terroir, ou bien comme une façon de limiter les dégâts de la mondialisation et l’impérialisme des grandes firmes.

Source : « Même avec 75 000 signatures, une pétition, c’est une arnaque » | Usbek & Rica

« Tous les pays ont les moyens de mettre en place un revenu universel »

Article un peu caricatural, mais ça montre bien à quel point la notion de revenu universel a fait du chemin ces 5 dernières années !

 » Cela nous amène à un autre argument fondamental du RUB : la justice écologique. Les gens riches créent leur richesse en polluant et en affaiblissant les ressources naturelles, alors qu’en général les pauvres et les précaires sont ceux qui vivent avec les conséquences de cette pollution.

Le RUB permettrait donc de compenser les effets indésirables de la création de richesse.La rhétorique en faveur du RUB ne s’arrête cependant pas à la justice sociale.

Le RUB renforce les libertés, qui manquent dans un monde de contrôle permanent. L’essence de la liberté républicaine est de pouvoir dire « non ». « Non » à un emploi humiliant que je ne veux pas. « Non » à un patron méchant ou à des conditions inhumaines. « Non » à la bureaucratie qui paralyse les services sociaux

C’est l’effet émancipateur du RUB, qui libère du processus humiliant de réception des allocations au chômage tous les mois, ou d’autres aides en cas de pauvreté. »

Source : La Tribune : « Tous les pays ont les moyens de mettre en place un revenu universel »

Voir également : site du BIEN – Basic Income Earth Network

Quelques recettes de houmous sur la toile…

Sur une base de poix chiches, je prends toujours plaisir à détourner ce plat.
Comme je ne fais jamais 2 fois exactement pareil et que je ne note rien, voici quelques idées piochées ici et là.

Souvent utilisé en apéro, je l’aime aussi beaucoup accompagné de riz et de légumes verts pour un repas complet.

La base, ou améliorée, avec des courgettes, des petits-pois, de l’avocat, aux herbes, à la betterave, à la patate douce, au tomates séchées, aux mogettes, aux poivrons rouges, aux amandes, avec des lentilles corail et coo, avec des lentilles et à l’ail des ours.

En anglais : avec de la courge, des épinards, de la courge encore, des haricots blancs

— edit du 01/08/17

Quelques idées recettes supplémentaires signées Carrie Solomon piochées dans la collec de ELLE de ma chère et tendre :

 

 

L’écologie comme socle commun

Il n’y a jamais eu autant de personnes que peux contacter directement ou via 1 ou 2 contacts à l’Assemblée Nationale ou au gouvernement.

En même temps, cela ne me réjouit absolument pas : nous battons des records d’abstention et je ne me retrouve pas dans les premières mesures annoncées par Emmanuel Macron.

Ce qui me désole le plus c’est le manque de projets à court terme couplée à une vision à long terme des questions d’écologie.

Compte tenu des urgences actuelles, l’écologie devrait être la colonne vertébrale de tout projet politique sérieux.

Qui que nous soyons, nous ne pouvons faire sans le vaisseau Terre.

Partant de ce principe, pourrions-nous imaginer un mouvement transversal qui réunirait des écologistes venant de différents partis ? Pas forcément un mouvement d’ailleurs, plutôt un groupe d’échange, de réflexion et de propositions. Un groupe qui permettrait de définir de grandes lignes communes visant à réduire l’empreinte environnementale et à restaurer les écosystèmes.

Les personnes appartenant à ce groupe de réflexion, ou qui en partageraient les idées, auraient pour objectif de traduire ces grandes lignes en objectifs cohérents avec les idées de leurs propres partis.

Bref, une forme de lobbying écologique politique transparent.

(bon… je dis ça… mais d’un autre côté, je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt des partis politiques pour des citoyens tels que moi qui ont du mal à adhérer en bloc à un ensemble d’idées formatées)