Point de vue d’un historien des sciences et des techniques

« …il n’y jamais vraiment eu de « transition énergétique » mais surtout des « additions énergétiques ». On ne passe pas du bois au charbon, puis du charbon au pétrole, puis du pétrole à autre chose : on n’a fait qu’additionner ces sources d’énergies les unes aux autres. Le pic du charbon n’a pas eu lieu au XIXe, ni même au XXe, espérons qu’il aura lieu bientôt au XXIe siècle… Quand on parle un peu trop légèrement de « transition énergétique », il faut bien voir qu’il s’agit d’une transformation sans précédent. »

Source : BALLAST | Jean-Baptiste Fressoz : « Désintellectualiser la critique est fondamental pour avancer »

Internet nous rend-il cons ?

Il semblerait que la réponse soit : oui. Et ça fait flipper ! Heureusement… on commence à prendre conscience du problème, et quelques solutions émergent…

Source : LADN

Note perso : Cet article de l’ADN parle notamment de la guerre de l’attention et du lien entre mémoire et sollicitation permanente.
Ceci étant, après bientôt 49 ans sur cette petite terre, j’en viens à la conclusion qu’à haute dose, TOUT rend con. Vive la diversité !

Pablo Servigne : « Dans la nature, l’entraide est partout. »

« Nous avons tous une part de survivaliste et de transitionneur en nous. Tout est question de curseur à la fois individuel et social. Si l’on met trop le curseur vers la compétition, la peur, la violence, on crée une société violente par prophétie autoréalisatrice, par anticipation. Notre vision du monde fabrique le monde qui vient.. »

Source : Pablo Servigne :  » Dans la nature, l’entraide est partout. »

Votre attention est rare, et chère

Moment d'attente sur un smartphone dans un aéroport

« Matthew Crawford propose une solution très séduisante : il faut considérer l’attention comme un bien commun. Au même titre que d’autres ressources menacées de rareté ou de dégradation – l’eau ou l’air par exemple -, il faudrait imaginer une gestion de l’attention qui ne soit pas ni publique, ni privée »

Source : France Culture : votre attention est rare, et chère

Jean-Claude Carrière | sur Slate.fr

« Les religions ne nous disent évidemment rien sur les Dieux qui n’existent pas. Mais elles nous disent beaucoup sur nous-mêmes, sur ce que nous avons cherché à mettre dans d’autres personnages que ceux que nous sommes, sur d’autres entités, sur d’autres dimensions, dans d’autres fééries. »

Source : «On pensait que la science nous avait débarrassé de la croyance. Elle nous revient armée et assassine» | Slate.fr

Michel Onfray – Entreprendre.fr

J’ai régulièrement du mal avec sa personnalité, mais il dit aussi des choses intéressantes, et dans cette itw, il y en a pas mal…

« La commune est l’unité de base, le département et la région, des cellules de base également. Il faut se mettre en réseau, mutualiser et fédérer, créer des coopératives et mettre sur pied des aventures collectives. Il ne faut pas rester seul, chez soi, devant son écran d’ordinateur ou de smartphone. La solution ne saurait être jacobine, étatique, donc céleste et tomber d’en haut ; elle est girondine, décentralisée, locale, donc terrestre, elle procède d’en bas où est la vérité du monde… »

« Il ne faut pas ne croire en rien ! Je me bats contre ça. A l’Université populaire (autre preuve que je ne suis ni cynique ni pessimiste, ni désenchanté ni décliniste…) nous pensons mes amis et moi qu’il faut travailler à l’éducation populaire. Voilà pourquoi depuis 2002 j’ai démissionné de l’Education nationale, renoncé à un statut de fonctionnaire et à un salaire régulier, pour travailler bénévolement à mettre la culture au service du plus grand nombre parce que je crois qu’il faut d’abord cartographier le monde pour pouvoir s’y mouvoir avec bonheur. »

« Je ne crois pas à « la véritable liberté ». Spinoza avait tout dit quand il écrivait à Schuller : « Les hommes se croient libres parce qu’ils ignorent les causes qui les déterminent ».  La liberté relative vers laquelle on peut tendre c’est celle qui nous permet de savoir ce que sont les causes qui nous déterminent. Et elles ne sont pas les mêmes pour un enfant né dans une famille alcoolique ou dans un milieu plein de tendresse, pour un garçon violé par un parent ou une fille cajolée par les siens, dans une famille avec des géniteurs délinquants relationnels ou avec un père ou une mère attentifs et prévenants. »

Source : Michel Onfray : « La fameuse vague macroniste n’était qu’une vaguelette microniste… » – Entreprendre.fr