Voir Venise et construire

Toutes les personnes auxquelles j’en parlaient étaient unanimes : Venise est magique, si l’on dépasse les lieux hyper-touristiques et les boutiques qui vont avec, cette ville dégage une ambiance toute particulière à laquelle il est difficile de rester insensible.

Par contre, personne ne m’avait dit à quel point Venise pouvait être un modèle d’inspiration pour l’avenir de nos communes.

S’inspirer de Venise pour repenser la ville du XXIe siècle

Avec ces 8 km² (50 % des communes françaises font entre 5 et 15 km²) et ces 55.000 habitants, le cœur de Venise propose un modèle d’organisation assez unique.

Les rues sont totalement piétonnes et les transports motorisés sur les canaux essentiellement consacrés aux transports en communs, transports de marchandises et véhicules professionnels.

Les magasins sont livrés à quai ou par chariot. Les déchets sont collectés chez l’habitant ou déposés sur un quai chaque matin.

Les ponts avec des marches (plus de 400 ponts) rendent le vélo impraticable et très compliqué le déplacement des personnes à mobilité réduite (nous n’avons croisé qu’un seul fauteuil roulant sur les 4 jours).

Ce point noir mis à part, je trouve l’organisation de la ville autour de la contrainte liée aux canaux très pertinente. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’architecte et urbaniste danois Jan Gehl fait de Venise sa ville idéale.

L’échelle « à pied » donne une place centrale à l’humain et à notre rythme.

À Venise, il n’y a pas seulement des canaux, mais aussi des places… et des jardins urbains !

 

 

 

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