Mes enfants grandissent…

Ce 15 mars, Marie, étudiante à AgroParisTech s’est engagée avec plus de 200 autres étudiant·e·s dans une action non-violente mais déterminée.

Un article paru ce vendredi dans Reporterre explique très bien la situation.

L’article de Reporterre sur la situation à Grignon

L’avis de Jean-Marc Jancovici à ce sujet :

Pour en savoir un peu plus, il y a également cette video :

Pour les soutenir, je vous invite à le faire en signant leur manifeste que vous trouverez ici.

Accéder au manifeste et soutenir la demande

Bien entendu, je ne peux que regretter que ces jeunes n’utilisent que les GAFAM pour se faire entendre alors qu’il y a tout ce qu’il faut dans la Fediverse… ça manque de geeks et geekettes chez les agro 🙂

Cette même semaine Noé, étudiant à l’Institut de Design de Saint-Malo a ouvert son profil Linkedin et se prépare pour un premier stage rémunéré… mais ça c’est une autre histoire ! (à suivre dans de prochains billets ?)

Voir mes enfants grandir ainsi, faire leurs choix, s’engager, me fait chaud au cœur, même si je prends un petit coup de vieux… Ceci étant, ma chère et tendre trouve que les tempes grises me vont bien 🙂

Nous allons tranquillement passer d’une relation parent/enfant à une relation adulte/adulte et cela me plait bien.

Les univers parallèles à Facebook, Twitter, Instragram…

Note :
ce billet de blog est une ébauche. Vos commentaires sont les bienvenus.
Si vous connaissez d’autres ressources pour expliquer tout ça, n’hésitez pas à me les indiquer.


MàJ août 2021 : Un grand merci et bravo à @maiwann @ClaireLemoine @tykayn @Lapineige @davidrevoy et @newick pour le site Joinfediverse : un site qui vous amène tranquillement à découvrir la richesse et la joyeuse complexité de cette fédération d’univers et vous aide à ouvrir votre premier compte -> Joinfediverse.

Zoé
Zoé

Hello Marc, ça va ? Tu as vu que Louise et Leila quittaient Facebook et Instagram et que Yacine avait fermé son compte Twitter ?

Ne m’en parle pas ! J’ai l’impression d’être totalement à côté de la plaque ! C’est quoi tout ce bazar autour des réseaux sociaux ? Je ne comprends plus rien, moi !
En 2005, c’était simple : il y avait Facebook et puis c’était tout. Pourquoi se compliquer la vie ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Hum… tu as un peu de temps devant toi ? car là, nous en avons pour au moins 15/20 min de discussion !! 🙂

Si ça peut m’aider à mieux comprendre…

Marc
Marc
Zoé
Zoé

On va commencer par un peu d’histoire alors 🙂 : avant Facebook, il y a eu plusieurs outils sur le web permettant de mettre en lien des personnes, et des groupes de personnes. Il y a eu par exemple Six Degrees, Friendster, Hi5 ou Myspace.

Ce que Facebook a popularisé, c’est le mur d’informations : la liste défilante des nouveaux posts.
Et puis, il y a eu Twitter qui est arrivé avec 2 fonctionnalités très intéressantes qui ont été reprises par beaucoup d’autres réseaux : le @ pour indiquer qu’on va s’adresser à une personne en particulier et le # qui permet d’identifier des mots clés, des tags, pour faciliter des recherches thématiques.

Ensuite, ce qui a profondément modifié l’utilisation de ces outils à partir de 2010, c’est l’utilisation de plus en plus large des smartphones avec la facilité d’ajouter des photos et des vidéos. Sont apparus alors des outils comme Instagram, Vine ou Snapchat.

Dans le même temps, un outil comme Youtube est passé de l’endroit où tu postes une vidéo à un véritable réseau social où les personnes discutent, échangent…

Oui, c’est que je te dis : c’est un vrai bazar ! En plus, si tu es sur Twitter par exemple, tu ne peux pas commenter sur une video Youtube ou échanger avec une autre personne sur Instagram ! Et puis, c’est assez générationnel : les petits cousins sont sur Tik-Tok, pendant que moi je suis sur Facebook, et une partie de mes amis plus jeunes sur Instagram !

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Ce que tu pointes là est lié à un choix stratégique de ces outils et non à une question technique. Permettre à des utilisateurs qui ne sont pas sur un même serveur d’échanger entre eux se fait depuis longtemps : c’est ce que tu fais par exemple avec les emails. Tu as une adresse @gmail.com et tu peux échanger avec quelqu’un chez @orange.fr ou même @toto.org

Techniquement, on pourrait tout à fait imaginer que tom@twitter.com puisse échanger avec zoe@facebook.com ou avec martin@youtube.com. Pour ça, il suffit que les serveurs se mettent d’accord sur un protocole d’échange.

Ah, oui… j’ai déjà entendu plusieurs fois ce mot « protocole ». Si je comprends bien, le sens informatique est assez proche du sens courant : un ensemble de règles à observer dans des relations officielles ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Exactement ! Et des protocoles en informatique il y en a plein !! Pour simplifier, c’est ce qui permet de ne pas mélanger toutes les informations qui circulent dans les tuyaux du réseau. Les protocoles que tu croises le plus souvent sont le SMTP pour les emails, ou le HTTP pour les pages web.
Mais bon… tu n’as pas besoin de t’encombrer la tête avec tout ça pour comprendre le reste.

Par contre, savoir que des protocoles existent, c’est important ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tout à fait. Par exemple, sur une voiture, c’est important de savoir qu’il y a un moteur, même si tu ne sais pas comment il fonctionne.
Il existe par exemple un protocole pour les messageries instantanées qui s’appelle le XMPP. Et bien, figure-toi qu’au départ Google et Facebook l’utilisaient et ont arrêté de l’utiliser (autour de 2015).

Pourquoi ? Cela devait permettre d’échanger entre utilisateurs de Google et de Facebook, c’est pratique, non ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui, non seulement entre utilisateurs de ces plateformes, mais également avec toutes les personnes qui utilisaient des outils de messagerie instantanée utilisant ce protocole ouvert.

Ah oui… et du coup, pas besoin d’ouvrir un compte chez Facebook ou chez Google

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Exactement : il faut vraiment garder en tête que le modèle économique de sociétés comme Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft par exemple (les fameux GAFAM) est de tout faire pour que tu restes chez eux, sur leurs serveurs, afin qu’ils puissent se nourrir des données que tu partages et les revendre.

Bon… s’ils refusent d’utiliser des protocoles pour permettre d’échanger, nous avons quoi comme solution ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

S’ils refusent, nous n’avons pas tellement de solutions pour échanger avec eux 🙂 Comme dans toute relation : pour échanger, il faut l’accord de chacun. Par contre, peut-être pouvons-nous regarder du côté des alternatives libres et décentralisées ?

Libres et décentralisées ? ça y est… tu es en train de me perdre là…

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Libres parce que ces outils utilisent des logiciels dont le code est publié, vérifiable et que ce code peut être utilisé par d’autres, et décentralisé car il n’y a pas un endroit (ou une entreprise) qui centralise les données, mais celles-ci peuvent être présentes à différents endroits.

Imagine des outils en ligne qui utilisent des protocoles d’échanges standards (les utilisateurs de A peuvent discuter avec les utilisateurs de B). Ces outils peuvent se spécialiser dans un domaine (les messages courts, les billets plus longs, la vidéo, le son…) et chacun de ces outils peut être installé à des endroits différents, évitant ainsi la concentration de données ou permettant à des personnes partageant des intérêts proches de se retrouver et mutualiser des outils ?

Mouais… je crois que je visualise un peu, mais ce n’est pas tout à fait clair encore…

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Imaginons par exemple NosVideos qui serait un outil de partage de vidéos.
Il y aurait également NosAudios qui serait un outil de partage de son : musiques, podcasts…
Il y aurait aussi NosPetitsMessages, un réseau social de messages courts.
et puis NosJournaux un outil permettant l’hébergement de billets assez longs.
Ces outils pourraient être disponibles sur les serveurs de la société OnVousHéberge, mais aussi de la société NousSommesLesMeilleurs, de l’association CréonsEnsemble et de l’association LaBelleVie. Il y aurait même Irène, une geek musicienne chevronnée qui héberge, chez elle, sur son serveur connecté par la fibre NosPetitsMessages et NosAudios.
Maya aurait un compte Maya@NosPetitsMessages@OnvousHéberge et pourrait échanger avec Jules qui aurait un compte Jules@NosPetitsMessages@CréonsEnsemble
Clara pourrait avoir une chaine vidéo sur VideoClara@NosVideos@LaBelleVie, vidéos qui pourraient apparaître dans le fil d’actualité de Paul sur Paul@NosJournaux@NousSommesLesMeilleurs.
Maya, Jules, Irène et les autres pourraient commenter les vidéos de Clara directement avec leurs comptes NosPetitsMessages.

Ah oui !! Je crois que je comprends : c’est comme si je pouvais aujourd’hui commenter une vidéo sur Youtube avec mon compte Facebook et que Yacine me réponde depuis son compte Twitter.

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Exactement !

Bon… d’accord… c’est gentil tout ça. Mais qui paierait les serveurs informatiques ? Comment Clara serait payée pour ses vidéos ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

C’est effectivement une très bonne question. Si les logiciels pour faire fonctionner tout ça sont libres, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas derrière des développeurs qui ont besoin de payer leurs factures. Plein de solutions existent déjà et d’autres sont à inventer.
Pour les hébergeurs, ils peuvent tout à fait demander une cotisation ou un abonnement.
Pour les vidéos, les sons, les images… il existe des systèmes de don et de monétisation.
Encore une fois, tout ceci est très récent et passer d’un système financé par la publicité et l’utilisation de nos données à un système où chacun est responsable de ce qu’il donne ne se fera sans doute pas du jour au lendemain et sans tâtonnement. Mais le jeu me semble passionnant !

Heu… tu parles au présent là… Tout ça existe déjà ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui 🙂 j’ai dis « imagine », mais tout ça est techniquement possible depuis quelques années. Le frein n’est plus technique mais plus du côté de l’ergonomie de certains outils et dans l’adoption par un grand nombre de personnes

Les deux choses sont un peu liées non ? Si c’est trop compliqué à comprendre et à utiliser, ça doit freiner pas mal de personnes ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui, tout à fait, et c’est vrai que les outils deviennent de plus en plus simples à prendre en main.

Et ces outils, je les trouve où alors ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Les mots clés pour accéder à tout cet univers des réseaux sociaux ouverts et décentralisés sont : ActivityPub et Fediverse.

ActivityPub ? Que vient faire la publicité ici !

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Je suis d’accord qu’en français ce nom porte à confusion. « Pub » signifie ici « Publication ». Nous parlions tout à l’heure de protocoles réseaux. Beaucoup sont baptisés par des acronymes du genre : TCP, XMPP, HTTP, FTP, DHCP… où le P signifie Protocole (c’est simple).

D’autres protocoles ont des noms moins convenus, on dirait presque des marques : Gopher, Telnet, Ethernet… Eh bien, ActivityPub fait partie de cette famille depuis 2018.
Avant cela, il existait déjà des tentatives pour essayer de fédérer des réseaux sociaux, mais cette norme ouverte et internationalement reconnue a permis d’accélérer et faciliter les choses.

Si je comprends bien, aujourd’hui, n’importe quel outil logiciel qui publie de l’information sur le web peut utiliser le protocole ActivityPub pour échanger avec d’autres outils ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tu as tout compris ! C’est exactement ça.

Twitter, Facebook ou Youtube pourraient tout à fait l’utiliser alors !

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui !! sauf que ça ne va pas du tout dans le sens de leur modèle économique qui est de garder l’utilisateur au sein de leur toile à eux.
En mai 2019 une action commune demandant aux géants du web de s’interconnecter a été menée par 75 organisations. Mais à ce jour aucune réponse concrète.
Si cela arrivait, ça marquerait un profond changement dans le web.

ActivityPub, je crois que je comprends et Fediverse c’est quoi alors ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Le Fédivers, la Fediverse ou fedivers… bref… pour le moment le nom n’est pas totalement arrêté, est un mot valise anglais pour univers et federation. Cela regroupe l’ensemble des réseaux sociaux qui peuvent s’interconnecter et échanger de l’information. ActivityPub est l’un des protocoles d’échange (le plus populaire actuellement), mais ce n’est pas le seul.

Ça veut dire que si je fais une recherche sur le mot fediverse je vais trouver des réseaux sociaux libres et décentralisés ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Ça va surement venir ! pour le moment, tu vas surtout trouver pas mal d’articles un peu geeks, il faut garder en tête qui tout ça est encore très récent !

Mais alors je fais comment pour rejoindre le fediverse ? J’avais déjà un peu envie de quitter Facebook, Twitter et tous les autres mais avec tout ce que tu dis là, ça me donne encore plus envie !

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tu peux par exemple commencer par ouvrir un compte sur une instance Mastodon.

Heu… tu veux encore me perdre là !! c’est quoi une instance ? c’est quoi Mastodon ??

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tu te rappelles l’exemple que je donnais tout à l’heure avec Jules qui utiliserait NosPetitsMessages sur les serveurs de l’association CréonsEnsemble ?

Oui, et qui pouvait échanger avec Maya qui aurait un compte NosPetitsMessages auprès de la société OnVousHéberge.

Marc
Marc
Zoé
Zoé

C’est ça ! Et bien, en langage fediverse on dira que CréonsEnsemble et OnVousHéberge proposent des instances NosPetitsMessages.
Mastodon, c’est un outil logiciel qui permet le partage de messages courts (genre Twitter) et tu peux trouver pas mal d’associations ou de sociétés qui proposent des instances Mastodon sur leur serveur.
Là, où ce n’est pas toujours très clair c’est que certains vont continuer à appeler Mastodon par son nom et d’autres vont le rebaptiser : Framapiaf, Mamot…
Si tu fais une recherche sur « chercher une instance mastodon » tu auras certainement des pistes intéressantes.

Mais si j’ai bien compris je peux ouvrir un compte Mastodon où je veux ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Hum… oui… et non, pas forcément 🙂 . Une association peut par exemple réserver l’accès Mastodon à ses adhérents. Chaque instance peut définir ses règles, ses usages – en lien avec les lois du pays qui héberge le serveur, bien entendu.

Attends… tu disais tout à l’heure que c’était libre, ouvert, que tout le monde pouvait échanger avec tout le monde ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Techniquement, oui. Mais si des personnes préfèrent échanger entre elles, elles le peuvent. Il est également possible de ne rendre visible qu’une partie de ce que l’on publie. Par contre, il faut comprendre que l’administrateur de l’instance a tout pouvoir sur ton contenu… de la même façon qu’aujourd’hui Facebook ou Twitter a tout pouvoir sur tes contenus.

Ah… oui… donc il est important de bien choisir son instance.

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Exactement, même s’il est possible de changer d’instance sans perdre tous ses contacts, il est intéressant de se poser quelques questions avant d’ouvrir un compte.
Une autre option est de créer une instance avec des personnes que tu connais, mais bon, je l’admets… c’est une autre étape !

Houla… je ne me sens pas prêt là… mais si j’avais des amis qui se lançaient là-dedans, pourquoi pas… ça me semble un peu comme partager un jardin.

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui, l’image est intéressante.
On pourrait dire qu’aujourd’hui les Facebook, Instagram, Twitter et compagnie sont d’immenses grandes surfaces qui appartiennent à des multinationales.
Que les réseaux sociaux décentralisés proposés par des associations ou des sociétés proches de nous sont comme des magasins de proximité et qu’il est aussi possible d’avoir son propre jardin ou de le partager avec d’autres.

Disons que j’ai un compte Mastodon, je fais quoi avec ça ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Tu peux déjà explorer tout ce qui s’ouvre à toi : ton fil local (les personnes qui sont inscrites sur la même instance que toi), le fil des comptes auxquels tu t’abonnes et le fil global de toutes les instances Mastodon ouvertes sur le monde. Tu peux aller t’inscrire et commenter des video sur des instances Peertube, t’inscrire à des événements sur Mobilizon, suivre des comptes musicaux sur Funkwhale, des podcasts sur Castopod

Ah oui… c’est vraiment comme tu expliquais tout à l’heure

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Oui, tout existe. Attention : je ne dis pas que c’est très simple de s’y repérer du premier coup, mais chaque semaine, chaque jour, de nouveaux projets naissent dans la Fediverse.
Il est impossible à ce jour de dire ce qui sortira de tout ça.
C’est techniquement une belle épine dans le pied des GAFAM mais il y a aujourd’hui tellement de personnes qui utilisent les réseaux sociaux centralisés que la bascule ne se fera pas du jour au lendemain, d’autant que les GAFAM ont pour eux non seulement le nombres d’utilisateurs actifs mais également beaucoup d’argent disponible.

A propos d’argent justement, un point que je ne comprends pas bien c’est comment une personne qui publie ses vidéos ou sa musique dans le Fédiverse est rémunérée. Avec Youtube ou Deezer c’est simple. Mais là ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

C’est vrai que les règles et les usages sont totalement différents.
Avec Youtube ou Deezer le visiteur est tracé au moindre clic, les statistiques remontent, et un pourcentage des abonnements ou recettes publicitaires est versé aux créateurs des contenus.
Dans le cadre de plateformes décentralisées, c’est plus complexe et rien ne me semble arrêté à ce sujet. Ceci étant des outils comme PeerTube, Funkwhale ou Castopod proposent des options de monétisation : il est possible d’associer un bouton de don à une création.

On passe donc d’une rémunération à la vue et indirecte à une rémunération au don et en direct ?

Marc
Marc
Zoé
Zoé

C’est ça. Au début du web (milieu des années 90) l’une des utopies était de créer un lien aussi direct que possible entre les personnes qui créaient du contenu et celles qui en bénéficiaient.
L’arrivée des plateformes a totalement balayé ce rêve.
Ces outils techniques portent en eux le code qui pourrait rendre la chose réalisable. Mais encore une fois, tout cela reste très neuf et aujourd’hui rien n’empêche les artistes libres d’explorer les deux mondes, pour certains artistes sous contrat… ça risque d’être beaucoup plus compliqué.

Pffiou… c’est un monde complet que tu me fais découvrir là… Je ne suis pas certain d’avoir tout bien compris mais je sais où te joindre ! 🙂

Marc
Marc
Zoé
Zoé

Ne te prends pas la tête non plus : oui, il y a quelques concepts qui sont vraiment en rupture avec les réseaux sociaux fermés que tu connais, mais dans l’ensemble tu retrouves les mêmes habitudes.
Et puis, dis-toi bien que tout ça n’a même pas 5 ans ! Il y a donc beaucoup de personnes débutantes et dans les personnes plus expérimentées, la majorité n’hésite pas à prendre un peu de temps pour expliquer.
Bonnes découvertes !

Merci à toutes celles et ceux qui ont accompagné mes premiers pas dans le fedivers il y a 2 ans. Merci à Aline pour les petits dessins (tous les livres sont dispo sur le site de Pourpenser 🙂 )
Un grand merci notamment aux équipes de Framasoft et La Quadrature du Net.

sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fediverse
https://pleroma.social/blog/2021/01/13/the-big-pleroma-and-fediverse-faq/
https://fr.wikipedia.org/wiki/ActivityPub
https://www.w3.org/TR/2018/REC-activitypub-20180123/
https://framablog.org/2019/06/12/cest-quoi-linteroperabilite-et-pourquoi-est-ce-beau-et-bien/
https://www.laquadrature.net/2019/05/21/pour-linteroperabilite-des-geants-du-web-lettre-commune-de-45-organisations/

Par quoi remplacer Facebook, Twitter, Whatsapp… ?

Vous quittez les réseaux sociaux comme Twitter, Instagram, Facebook, Tiktok, Snapchat, Whatsapp ou Youtube et cherchez LA liste des alternatives ?

Depuis quelques semaines, suite notamment à la censure de nombreux comptes sur Twitter, au changement prévu des conditions d’utilisations de Whatsapp (et la belle pub d’Elon Musk à ce sujet) ou à l’arrêt de l’hébergement de Parler par Amazon (AWS) je reçois pas mal d’emails et de messages me demandant LA bonne recette, LES bons outils.

Ces derniers jours j’ai vu circuler des listes, des images incitant à quitter tel outil pour le remplacer par tel autre… Comme s’il n’existait qu’une ou deux solutions pour chaque usage.

Je vous invite à regarder des outils libres et ouverts (des logiciels au code source ouvert, on parle aussi de FOSS) et décentralisés (où des instances peuvent être installées partout, y compris par vous-même).

Plutôt que des outils (qui peuvent changer) je préfère conseiller de se poser quelques questions avant d’opter pour un nouvel outil :

  • Pourquoi vais-je utiliser cet outil ?
  • Le code est-il accessible ?
  • Qui gère cet outil ?
  • Comment transitent mes données ?
  • S’il s’arrête, est-ce que je peux facilement récupérer mes données

Et de faire ensuite son choix en connaissance de cause 🙂

Edit (21/01/20)

Arkhi me rappelle l’existence d’Exodus Privacy un outil bien pratique pour vérifier les applications android que vous installez sur votre téléphone.

Exodus vous permet d’identifier les pisteurs contenus dans les app et de choisir en connaissance de cause les applications les plus respectueuses de votre vie privée.

2021… Et si nous passions massivement hors-GAFAM ?

Pour commencer l’année, je vous propose 2 videos que je trouve intéressantes pour mieux comprendre le danger des GAFAM et les alternatives possibles.

Il y a 7 ans déjà je parlais de réduire ma dépendance au GAFAM. Depuis 7 ans les alternatives se sont multipliées et il est aujourd’hui beaucoup plus facile d’effectuer techniquement la bascule.

Avec la crise COVID, les usages en distanciel se sont développés en 2020 et des solutions libres et ouvertes comme Nextcloud, BigBlueButton ou Mastodon ont gagné en popularité. Mais nous sommes loin d’un raz de marée : des appli comme Drive, Zoom, Instagram ou WhatsApp sont nettement plus populaires.

Le contrôle de nos données numériques semble être quelque chose de très abstrait pour beaucoup d’entre nous.

En décembre 2020, le magazine Kaizen a sorti en partenariat avec Zenika un hors-série spécial « Numérique responsable » où de nombreuses pistes sont proposées.

Couverture du hors-série Kaizen-Zenika

A côté de ça, je vous invite également à la lecture du livre « Contre l’alternumérisme » de Julia Laïnae et Nicolas Alep qui proposent une démarche encore plus radicale.

N’hésitez pas à mettre en commentaire de ce billet vos réactions suite au visionnage de ces videos.

Invitation…

Ce billet est une invitation à partager une réflexion (et j’espère de l’action…) sur un projet visant à contribuer à une plus grande utilisation d’outils informatiques libres et ouverts dans la création et la diffusion littéraire et graphique. Bon… dit comme ça, c’est peut-être pas assez sexy… Mais je fais confiance aux lecteurs et lectrices pour ne pas s’arrêter à l’intro 🙂

Un peu de contexte

Depuis quelques temps déjà (disons 1987), j’explore les solutions numériques.

Depuis 2002, j’applique cette curiosité à Pourpenser, la maison d’édition co-créée avec ma sœur Aline.

Cela nous a permis dès 2004 d’avoir un site marchand et de développer une communauté autour de notre projet éditorial, communauté qui n’hésite pas à aller chercher nos livres en librairie et à parler de nous.

En 2018, dans le cadre du Coll.LIBRIS, l’association d’éditeurs en Pays de la Loire, j’ai proposé une étude autour des outils de gestion utilisés par les maisons d’éditions indépendantes. De cette étude et des rencontres qui ont suivi est né le projet Oplibris fin 2019, projet que nous portons avec les éditions Symétrie, l’aide financière de la région Pays de la Loire et du Coll.LIBRIS.

Depuis le confinement de mars, j’ai pu constater à quel point les habitudes numériques étaient en train d’évoluer et à vitesse accélérée.

L’un des dangers du numérique est la concentration de données dans les mains d’une minorité. Nous le constatons chaque jour avec les outils que nous utilisons à titre privé.

Parallèlement à cette concentration, des alternatives de plus en plus accessibles autour de logiciels libres se développent depuis plusieurs années (un grand merci à une association telle que Framasoft de contribuer à cela).

L’idée…

Mon souhait aujourd’hui serait de mettre mon expérience au service d’un projet commun à destination de créateur·rices et d’éditeur·rices qui souhaiteraient faire un pas de côté et faire ensemble le pari d’outils informatiques libres, tant pour la création que pour la diffusion d’œuvres graphiques et littéraires.

L’idée n’est pas de passer du jour au lendemain d’un outil à un autre, d’un réseau social à un autre, mais de repérer ensemble des alternatives adaptées, d’en faciliter l’accès et l’usage et de les promouvoir auprès de nos publics.

Dans mes récentes recherches, il ne m’a pas semblé repérer un collectif structuré ou en cours de structuration sur ce sujet -> Si tu en connais un, n’hésite pas à me l’indiquer (l’idée n’est pas de réinventer la roue) !

Ce billet a donc pour objet de d’identifier des personnes et structures qui souhaiteraient rejoindre cette vision, cette envie.

Idéalement, j’imagine pour 2021 :

  • un noyau d’une dizaine de personnes avec des compétences complémentaires : design UX, développement, sysop, création graphique, organisation, formalisation, juridique, montage de dossier financier.
  • un premier site qui proposerait des instances Peertube et Funkwhale autour de la création graphique et littéraire, quelques tutoriels sur la création d’images et de mise en page dans un environnement libre (Gimp, Kryta, Inkscape, Scribus), un annuaire des formations existantes et, bien entendu, un accès à l’ERP Oplibris 😉
  • un financement mixte composé d’une part d’abonnements mensuels entre 10 et 20 € donnant accès à un support en ligne et à des ressources complémentaires, et d’autre part d’aides publiques DRAC ou Régions.
  • une communauté active d’une centaine utilisateurs et utilisatrices souhaitant expérimenter et témoigner de leurs usages.

Si l’idée t’intéresse, merci d’utiliser le formulaire suivant pour me faire part de tes coordonnées, souhaits et compétences ou bien rejoins ce groupe sur Mobilizon. Je ferai un point d’ici la fin janvier, d’ici là, bonne fête à toutes et tous !

NOTE DU 13 FÉVRIER 2021 :
Suite à cette invitation, un petit groupe d’une dizaine de personnes s’est constitué. Les premiers échanges se font via le groupe Mobilizon qui reste ouvert aux personnes qui souhaitent nous rejoindre.
Je suis impressionné par la diversité et la richesse des parcours des personnes qui accompagnent ce projet. Rendez-vous dans un an pour un bilan des actions réalisées.

Ralentissons !!

Photo : Chris Peeters – CC0

Entre le rapport de l’OMM (organisation météorologique mondiale) publié ce mercredi par l’ONU et qui dresse un état des lieux alarmant et le rapport Planète Vivante du WWF publié ce jeudi (les populations d »animaux sauvages ont chuté en moyenne de 68 % entre 1970 et 2016), il me semble que l’urgence est plus que jamais à ralentir.

Par ailleurs, ralentir est également une option tout à fait intéressante pour limiter la vitesse de propagation d’un virus qui ne se propage que parce que nous bougeons.

La question qui vient ensuite est « Ralentir, soit, mais quelles en seront les conséquences ? » et bien justement, parlons-on, débattons, voyons les problèmes que cela peut générer et imaginons des solutions nécessaires.

A notre petite échelle, entre Angers et Nantes, 3 jours de festival sont organisés pas le Théâtre de l’Evre les 18/19/20 septembre autour de ce thème du ralentissement. Ce festival s’inscrit dans un ensemble plus large de rendez-vous un peu partout en France, Suisse et Belgique dans le cadre de La fête des possibles (tous les rendez-vous sont à découvrir sur le site).

Festival Ralentissons – Le Marillais (49) – 18/19 et 20 septembre 2020

J’espère vivement que les visiteurs ne seront pas seulement dans le mode « Oh ! oui, ralentissons, d’ailleurs, moi-même j’ai déjà beaucoup freiné » mais également dans le mode « Ralentir ? mais et notre économie alors ? si nous ralentissons les achats, que faire de la production en cours ? que ferons les personnes qui perdront leur emploi ? avec quel argent paierons-nous nos prêts, notre loyer ?« 

Car oui, le débat est nécessaire, les enjeux complexes et les solutions multiples.

Liens vers les rapports cités :
https://public.wmo.int/en/media/press-release/united-science-report-climate-change-has-not-stopped-covid19
https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/rapport-planete-vivante-2020

Ce monde d’après… qui existe déjà ?

 

Depuis quelques semaines il n’y a pas une journée sans l’évocation de la naissance d’un monde d’après.

Nombreuses sont les versions, du plus sombre au plus lumineux, mais beaucoup évoquent un monde plus en lien avec le vivant, où les inégalités diminueraient. Un monde où la compréhension de l’autre permettrait d’apaiser les conflits. Un monde où l’être passerait avant l’avoir et le paraître. Un monde où l’équilibre serait plus recherché que le profit…

A sillonner la France et à me documenter depuis une vingtaine d’années, je sais que ce monde là, se construit déjà depuis longtemps : il demande juste à être mis en avant, à être proposé en modèle désirable plutôt que caricaturé ou réservé à des personnes qui ont le temps de sortir du schéma transport-boulot-dodo.

Qu’avec la crise actuelle de nouvelles personnes découvrent qu’une autre façon de penser le monde est nécessaire, je le conçois.
Par contre, pourquoi chercher de nouvelles solutions alors que de nombreuses initiatives qui existent depuis plusieurs décennies ?

Réinventer est souvent joyeux, mais n’est-il pas plus efficace de s’appuyer sur l’existant, de bénéficier de son expérience et contribuer à son amélioration si cela s’avère nécessaire ?

Je ne suis pas historien mais je sais que l’aspiration d’une organisation de la société de façon plus juste n’est pas nouvelle.

Sans remonter les siècles, il me semble que nous avons en France des associations, des entreprises, des collectifs qui œuvrent depuis 15, 20 ou même plus de 50 ans pour des rapports humains apaisés, d’autres manières d’enseigner, une agriculture respectueuse des sols, une économie solidaire qu’elle soit locale ou au delà, une alimentation saine, élément essentiel de notre santé.

Aujourd’hui il existe bien quelques magazines (je pense notamment à Kaizen, L’âge de faire, ou Féminin Bio) mais encore une fois, l’audience reste mineure et nous sommes loin de toucher 25% de la population.

Par ailleurs, la nouveauté faisant vendre, lorsque des projets sont présentés dans les médias généralistes, ce sont souvent de nouvelles ou récentes initiatives qui sont mises en avant pendant que des acteurs présents sur le terrain depuis de longues années restent invisibles.

La seule exception me semble être Carnet de campagne sur France-Inter. Un grand bravo et merci à Philippe Bertrand pour sa ténacité.

Je parlais par exemple dernièrement avec Anne-Laure Nicolas : l’écolieu du Bois du Barde a plus d’une dizaine d’années. Ce projet est riche d’expériences à partager. Je pense également à nos maraichers, Irène et David, (en bio depuis 1996 et non travail du sol depuis 2012). Qui connait ces projets en dehors du bouche à oreille ?

Je suis certain que chacun·e de nous connaît ainsi 1 ou 2 projets exceptionnels dont aucun média ne parle et qui nous montre que ce monde d’après existe déjà.

Je prends ici un engagement : si d’ici à septembre ce billet totalise plus de 100 liens vers des initiatives porteuses de solutions de plus de 10 ans d’âge et qui n’ont pas eu un article dans un média national depuis au moins 5 ans, je mettrais alors toute mon énergie pour réaliser un annuaire de ces initiatives et les faire connaître.

Faisant cela, j’ai bien conscience que je n’invente rien : le collectif pour une transition citoyenne s’active depuis des années pour mettre en lumière ces multiples initiatives. La fête des possibles est de mon point de vue un projet totalement sous médiatisé et qui devrait mériter toute notre attention.

 

Passer de Covid à co-vie, de la vie confinée à la vie qu’on fait naître.

Beaucoup d’échanges avec mes ami·e·s et au delà sur les fondements de cette crise sanitaire et ses répercutions.
En cette période de confinement les débats sont nombreux ici et là. Seront-ils féconds ?
De nombreuses certitudes sont ébranlées, et l’humain est généralement mal à l’aise avec l’inconnu.
Simplifier pour éviter l’angoisse existentielle, opter pour de nouvelles croyances, de nouveau mythes, se rattacher à l’image du chef…
Même si je suis de nature plutôt optimiste, que j’aime l’humain pour sa créativité et sa capacité d’adaptation, j’ai bien peur que nous ne soyons pas sortis de l’auberge avant un petit moment.
Penser que cette crise est l’échec « du modèle actuel » c’est une facilité qui risque tout simplement de ne pas bien définir ce que l’on nomme « le modèle actuel ». Devant un tel chaos, il me semble évident que chacun essaie d’y voir ce qui lui parle et comment faire de tout ceci un ensemble d’opportunités.
Je pense qu’il nous faut donc prendre le temps de bien ressentir ce que nous vivons aujourd’hui et de là, imaginer, visualiser puis tracer ce que l’on souhaite pour demain. Je n’ai aucun doute que beaucoup ont déjà « des plans pour l’après » (et le fait d’injecter des milliards dans le système a bien pour but de faire que ça « puisse continuer »).
Le plus compliqué à mes yeux est d’être honnête avec les dépendances que nous avons. De choisir les inter-dépendances que nous souhaitons et d’en mesurer les enjeux.
Cette période a un côté vertigineux : ce que nous vivons là n’a jamais été vécu à cette échelle. Les prévisions, les modélisations auxquelles nous pourrions nous rattacher sont très instables. Je n’aimerais pas être à un poste de décision actuellement.
Intuitivement, j’ai plutôt tendance à penser que nous avons intérêt à penser à l’échelle locale et imaginer les interconnexions possibles. Il me semble plus que jamais intéressant de regarder les modèles permaculturels, de penser symbiose, synergies et coopération, mais je ne doute pas que certains préfèrent imaginer des solutions autour d’une vision, d’un chef.

Je suis curieux de voir ce que nous ferons des mois et années à venir.

Le jour où j’ai pris la parole lors d’une marche pour le climat…

Ce 8 décembre je me suis retrouvé embarqué dans une belle aventure.

Je n’avais pas vraiment prévu prendre la parole publiquement lorsque sur la place des Halles d’Ancenis plus de 200 personnes posaient pour la photo.

Et puis me rappelant les paroles de Cyril Dion le matin même sur France-Inter, je me suis lancé, avec le cœur.

Je serai bien incapable de faire le verbatim, mais voici en substance ce que j’ai souhaité partager :

Je suis actuellement pris entre deux émotions. La peine et la joie.

La peine car ces derniers jours nous montrent que certaines personnes ne pensent plus avoir d’autre choix que le recours à la violence pour se faire entendre.
Qu’est donc devenue notre société si le dialogue – le véritable dialogue – pas le « je vous entends mais ça ne changera rien », n’existe plus ?
La peine car nous continuons à polluer tant et plus, à détruire notre environnement.

La joie car lorsque nous avons lancé cette idée de rassemblement sur Ancenis nous ne nous attendions pas à avoir autant de monde ce matin.
La joie car, ici sur Ancenis et dans plusieurs dizaine de villes en France des gilets jaunes se joignent à la marche pour le climat.
La joie car nous avons conscience qu’injustices sociales et injustices environnementales peuvent se résoudre ensemble.

Tout cela, demande de revoir en profondeur le système de société dans lequel nous sommes englués.

Le système de société dans lequel nous vivons arrive à bout de course : la croissance infinie est une illusion qui ne prend plus. Pire : ce système crée des inégalités et détruit la planète.

Nous avons besoin de temps, d’échange.
Nous avons besoin d’apprendre à mieux nous connaître, à imaginer ensemble notre futur.

Nous avons la chance d’être sur un territoire suffisamment riche et divers pour nous permettre d’expérimenter et d’encourager les innovations sociales et écologiques.

Au niveau local j’aimerai que nous disposions d’un grand lieu où en permanence pourrait se retrouver citoyennes et citoyens pour échanger et expérimenter.

De nombreuses initiatives existent déjà : prenons le temps de les étudier.

C’est ensemble et unis que nous aurons une chance de changer la direction prise depuis trop longtemps.

 

Plus d’infos sur la Marche Climat à Ancenis ce 8 décembre :
le billet sur le site de Campanulel’article de Ouest-France

Prime à la conversion ou soutien au secteur automobile ?

Cette aide remporte un vif succès, nettement plus que les prévisions attendues. Mais quelles seront les répercutions à terme ?

Naïf que j’étais, je me disais que derrière le mot conversion il fallait comprendre : « conversion vers une société plus sobre en énergie et plus respectueuse de l’environnement« .

Et bien non, derrière le mot conversion il faut comprendre : « conversion de votre véhicule thermique vers un autre véhicule thermique, électrique ou hybride« .

Aucune incitation à limiter le nombre de véhicules en circulation, passer de la voiture au vélo ou à tout autre mode de déplacement doux.

Bref, l’objet est clairement une subvention au secteur automobile et non une décision politique forte pour aider notre société à réduire son empreinte environnementale.

Prenons l’exemple d’un foyer non-imposable disposant d’un véhicule diesel de 2006.

Avec un crédit pour acheter une petite voiture essence ou électrique (compter entre 7000 € et 15000 €) il peut alors mettre le diesel à la casse et demander une aide de 2000 € (car oui, il doit d’abord dépenser l’argent qu’il n’a pas pour ensuite demander une aide).

Aujourd’hui, nombreux sont les véhicules qui ne servent pas tous les jours (des plate-formes de mutualisation existent pour aider en ce sens). Par ailleurs, il reste toujours possible de louer occasionnellement auprès d’un professionnel ou de s’équiper de bons vélos.

Ces options (et bien d’autres) globalement intéressantes pour la société ne sont absolument pas prise en compte dans l’aide à la conversion.

Donc, je répète ma question : prime à la conversion ou aide au secteur automobile ?